lundi 3 mars 2008

Jour J-2

Nous sommes partis sagement ce matin. Sommes montés sagement. Enfin, pas tout à fait sagement. Roger vous parlera peut-être de son intéressante conversation avec une policière de la SQ. Elle lui a donné son autographe. Mais bon, qu’est-ce que trois petits points entre amis ?

Pas grand-chose à raconter ce soir si ce n’est que le cœur me bat plutôt fort, merci. Qu’est-ce qui m’énerve donc tant ? Vagues craintes de l’inconnu, de l’inattendu, de la confusion. De la douleur, aussi, évidemment. Crainte de ce que le résultat, que tout le monde attend pour moi avec espoir – et moi donc ! –, ne soit finalement qu’un pétard mouillé. Rationnellement, c’est impossible, bien sûr. Les dossiers sont triés sur le volet. Si on a choisi de m’opérer, c’est qu’après mûre analyse, on prévoit que j’y serai gagnante. Je dis ça à mon cœur, à mes nerfs, ils n’entendent pas. Ils ont peut-être besoin d’un implant.

Demain, on annonce (évidemment !) de 20 à 30 cm de neige sur Québec. Nous partirons à 9 h 30, pour faire les 88 km qui nous séparent de l’hôpital où on m’attend à 12 h 15. Et s’il s’est déjà mis à neiger, départ vers 9 h. Fascinant, non ?

Je viens de remplir un questionnaire de santé pour mon dossier.
Portez-vous des verres de contact ?
Oui ___ Non ___ Ne sais pas ___

Pardon ?

À la deuxième lecture, je découvre que le questionnaire peut être rempli par la personne qui accompagne.

1 commentaire:

Suzanne a dit…

C'est toujours avec le même intérêt que je te lis, mais je vois que ton inquiétude ne diminue pas aussi vite qu'on aurait pu le croire , au fait que tu ne sois pas dans ton milieu habituel mais aussi au fait qu'il ne reste que peu de temps. Probablement que ce dernier augmente au lieu de baisser le stress. Bon, aucun conseil ,mais vas-y allègrement, tu peux faire confiance, c'est probablement le seul conseil que je peux te donner.mais je suis un peu comme toi ,j'ai hâte que ce soit chose du passé.