Lundi matin, je me réveille. Distraitement, je me gratte l’oreille gauche. Et puis, je me réveille pour vrai. L’OREILLE GAUCHE ? QUOI QUOI QUOI QUOI ?!?!?!? Mon pansement s’est déplacé durant la nuit. Mon oreille est à nu. Je descends rapido retrouver Roger en bas. Mon homme de science inspecte la plaie. Elle est fermée, sans inflammation, tous les points de suture sont en place. Ouf ! N’empêche, il faut faire refaire ce pansement immédiatement toudsuite astheure.
Il s’ensuit un peu de confusion. Je n’ai pas d’annuaire. Je ne peux pas mettre mes lunettes, qui toucheraient à ma plaie, pas comme les jours précédents. Nous appelons le 911 pour obtenir le numéro d’Info-Santé. La préposée du 911 s’assure que ce n’est pas une urgence.
Roger appelle Info-Santé. Vous devinez : lundi matin à 7 h. « Toutes nos infirmières sont présentement occupées ». Finalement, avec l’infirmière, nous décidons de nous rendre à la petite clinique médicale de Lorraine.
Roger choisit d’éviter l’autoroute des Laurentides. À 7 h 30, à partir de Blainville, c’est l’enfer un jour de semaine ordinaire, alors un lundi ?
Petit arrêt pour prendre de l’essence. Juste en face du poste, il y a une clinique médicale sans rendez-vous. Nous nous y rendons. Pas de chance, la journée d’aujourd’hui sera réservée aux patients avec rendez-vous. Je commence à m’énerver. J’ai des visions de plaie infectée, d’amputation de la tête.
Nous reprenons la montée Morel. Arrivée au chemin du Trait-Carré. À droite pour prendre la montée Barrette, qui nous fera éviter de traverser Sainte-Anne-des-Plaines, ou bien à gauche pour prendre la montée Laramée ? Parce que la montée Morel était passable mais tout juste, Roger refuse la montée Barrette et se dirige vers la montée Laramée. Et nous découvrons que la montée Laramée n’est pas du tout déneigée (il est bien certain que la montée Barrette, encore moins passante, ne l’aurait pas été non plus). Nous continuons jusqu’à la route 335 sud. À partir de là, ça circule assez bien. Je n’ose pas imaginer ce que ç’aurait été sur l’autoroute.
Nous voici arrivés à la clinique vers 8 h 35. Inscription, j’aurai un rv vers 9 h 50. C’est tout à fait acceptable. Et en plus, parmi les deux médecins de garde, il y a ma médecin de famille. On m’offre de mettre mon dossier dans sa pile. Oui, oui, OUI.
Nous sortons déjeuner, dans un restaurant où nous avions l’habitude d’aller il y a quelques années. En chemin, sur les rues familières, je demande à Roger s’il ressent de la nostalgie. « Pas du tout », me dit-il. « Nous sommes rendus ailleurs maintenant. » C’est exactement la même chose pour moi. Cependant, c’est amusant d’observer les changements, notamment les nouveaux commerces. Des murs et des murs de neige le long du boulevard De Gaulle et du chemin Adolphe-Chapleau.
Au restaurant où nous avions nos habitudes, aucun visage familier. La page est encore plus tournée.
Elle accepte de s’occuper de l’enlèvement des points de suture vendredi, au moment où elle sera de garde. Voilà qui me rassure beaucoup. Je me voyais, selon les instructions qu’on m’avait données à Québec, aller au CLSC et attendre des heures, l’enlèvement de points de suture n’étant pas précisément une urgence.
Bon, est-ce l’énervement ? Me voilà prise de crampes, de nausées et de frissons.
À 16 h, ça recommence, et Roger est affecté aussi, quoiqu'un peu moins. Quelque chose au déjeuner ?
1 commentaire:
Ah! les restaurants .... Bon au moins tu peux commencer à jouer avec ta chevelure :-) je te souhaite de ne plus te retrouver dans cette situation, mais on ne prévoit rien....
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